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Laurent Gbagbo semble se plaire et se complaire dans le jeu de cache-cache auquel il joue avec lui-même. Comme tous les ex-dirigeants qui ont fait le vœu de ne plus se retirer du pouvoir bine que battu dans les urnes.

 

Depuis le retour au multipartisme en 1990, puis le coup d’Etat de décembre 1999, un temps suffisamment long s’est écoulé, pour  aider à comprendre, sur la base d’une veille stratégique et des déclarations, attitudes et comportements de Laurent Gbagbo, ce qui arrive à cet homme ainsi que le déclin  de la Côte d’Ivoire sur la scène politique de l’Afrique Subsaharienne. Les prospectivistes ont bien raison lorsqu’ils affirment que tous les futurs sont possibles pour une organisation, y compris les Etats.  Tout dépend de la manière dont les sociétés qui les composent sont organisées pour construire leur avenir, et de la valeur des hommes qui président à cette construction. C’est donc une redondance nécessaire d’écrire que la phase au cours de laquelle la Côte d’Ivoire  s’était différenciée positivement était celle des hommes de grande valeur, et que la période actuelle de sa dégénérescence interpelle au premier chef les hommes qui nous dirigent.

 

Gbagbo a été battu à plate couture par Alassane Dramane Ouattara le 28 novembre 2010 dans une des élections les plus encadrées, les plus assistées, les plus coûteuses, financée avec d’énormes contributions de l’extérieur et très médiatisées à l’échelle planétaire. « L’enfant des élections » calamiteusement porté au pouvoir en octobre 2000 après l’élimination de Bédié et Ouattara, refuse malheureusement de reconnaître la sanction que  le peuple ivoirien vient de lui infliger. Cette constatation interpelle les Ivoiriens. Car  il était impensable qu’un homme qui prétendait avoir lutté pour la démocratie, les  libertés, la promotion d’un Etat de droit et d’une gestion qui puisse aider à nous « gouverner autrement » (dans le bon sens), mène la Côte d’Ivoire dans la direction vers laquelle nous allons depuis une dizaine d’années. Gbagbo a réussi la performance de mettre politiquement tous les Etats de la planète contre lui pour avoir pris la démocratie ivoirienne et un peuple en otage.  Pour qui suit son parcours, cela ne surprend guère puisqu’il est aisé de montrer  que dans un contexte géopolitique mondial où ce type de dirigeant ne fait plus recette, l’homme a émergé comme un dictateur. Dès le début de l’exercice de son pouvoir, il  avait montré les signes avant-coureurs d’une fin triste. Il n’a pas su utiliser avec sagesse la force que procure le pouvoir politique  pour gouverner. Comble de malheur, il refuse d’écouter la voix du peuple qui lui a retiré sa confiance, alors que cette voix est aussi celle de Dieu.   

 

Toute la planète contre un homme

 

Les Ivoiriens sont attristés par  une évolution catastrophique de leur pays qui est l’aboutissement de l’action politique conduite par un groupe d’intellectuels qui ont vendu l’illusion qu’ils étaient des démocrates alors qu’il n’en est rien. Ils  ont révélé, en dernière analyse, la faiblesse collective et criarde de leur culture démocratique. Car nous nous expliquons difficilement que des démocrates puissent refuser de reconnaître la victoire claire et nette d’un adversaire, après cinq années d’arrangements politiques  et diplomatiques cautionnés par eux-mêmes sous l’égide des Nations Unies. Le système des Nations Unies n’est pas composé par un ramassis de plaisantins. Il est piloté, comme toute organisation, par des hommes responsables désignés par des pays où la rigueur est une exigence et où l’on rend compte de l’usage fait des impôts du peuple affecté à la coopération internationale. L’unanimité du monde entier sur la défaite et la dérive totalitaire de Gbagbo est quelque chose d’inédit, d’exceptionnel, dans un monde politiquement et idéologiquement divisé. Tout se passe, devant la réaction de Gbagbo face à ce consensus planétaire,  comme si Gbagbo Laurent et ses refondateurs étaient plus éclairés et plus sages que tous les dirigeants de l’Afrique et du monde qui ourdissent un complot contre laCôte d’Ivoire. Le nœud du problème ivoirien, à ce jour, est clair : le refus obstiné de reconnaître une défaite est la question essentielle dans notre crise post électorale. Toutes les élucubrations autour de la question ne sont que diversion. 

 

Emergence d’un dictateur ivoirien

 

Le sort de la Côte d’Ivoire est bien triste. Ce pays vogue de dictateur en dictateur à sa tête, si l’on s’en tient du moins à l’image que Gbagbo nous  donnait de la dictature,  et cela est très inquiétant pour notre avenir commun. Au lendemain de la conférence de la Baule, Gbagbo Laurent, chef de file des refondateurs et des socialistes ivoiriens contestataires, avait radicalisé sa lutte contre Houphouët-Boigny qu’il dépeignait comme un ennemi de la démocratie et un despote. Qui ne se souvient  de ses sorties virulentes et irrévérencieuses teintées d’ironie contre ce « génie politique de premier ordre » (Charles De Gaulle). La Conférence de La Baule sonnait,  pour lui, le sale temps de Houphouët le « dictateur ».

 

Deux décennies plus tard, après une dizaine d’années d’un règne sanglant au sommet de l’Etat, Gbagbo se retrouve dans une posture délicate, pitoyable,  et très dramatique. Jamais les chefs d’Etat africains n’ont été aussi unanimes pour chasser, au besoin par la force, un des leurs sur un continent qui regorge pourtant de dirigeants « indéracinables ». C’est déshonorant pour la Côte d’Ivoire, pour l’Afrique et même pour la race humaine dans son entièreté. Mais voilà que par un entêtement inouï, singulier et ahurissant, Gbagbo manigance pour retarder avec des manœuvres dilatoires  une chute irrémédiable. L’horizon finit toujours par s’assombrir  pour un dictateur, et celui de Gbagbo est des plus sombres et des plus sales. Le parcours politique de Gbagbo ne pouvait que déboucher sur une fin rébarbative de son aventure.

 

Son sourire narcissique sur les affiches de sa campagne électorale qui l’auto proclamait  « Homme de la situation » et Candidat 100% pour la Côte, et, à travers, ces images, son manque d’humilité, annonçaient déjà le sale temps du dictateur qu’il était devenu en dix ans. Quel dommage, pour un historien de formation, qui n’a pas su lire l’histoire et s’approprier les leçons de la fin des dictateurs dans la passionnante et tumultueuse aventure humaine de l’élaboration des nations. Inutile de théoriser sur la notion de dictature. Il suffit de  suivre, au fil des ans, l’itinéraire de l’opposant historique, puis de l’homme d’Etat, pour se rendre compte que tout, dans ses déclarations, ses attitudes et comportements face aux enjeux du pouvoir et des élections,  esquissait en filigrane un homme marchant irrémédiablement vers une fin dramatique, comme tous les Césars. Le temps a toujours eu raison des absolutismes les plus féroces, et le  dénouement ne semble plus loin chez nous, pour notre César.

 

Les signes avant-coureurs d’une fin triste

 

Gbagbo, acteur central dans le système politique ivoirien depuis octobre 2000, sûr de la solidité de son pouvoir, a fait régulièrement des déclarations qui se tiennent malgré d’innombrables incohérences et contradictions, et qui affichaient globalement et progressivement tendance : l’émergence d’une autocratie, d’une gouvernance totalitaire doublées d’une farouche volonté de s’agripper au pouvoir. Oui, le pouvoir, rien que le pouvoir et tout pour le pouvoir ! Dans ce désir assouvi par son accession calamiteuse au pouvoir,   le système politique qu’il a conçu pour s’y maintenir ne pouvait qu’être totalitaire. Sa stratégie pour gouverner sonne violence, intimidation, terrorisassion. Tout participe d’une logique insurrectionnelle et d’écrasement de tout ce qui peut faire obstacle à son ambition. Il s’ensuit  un règne où le sang coule de manière cyclique, au rythme des événements et de crises quelques fois provoquées sciemment. Celle que nous traversons actuellement résulte de l’interaction dynamique des actions conduite par les acteurs au service de son idéologie, de ses méthodes, et de prébendes aux antipodes de l’intérêt national. Avec la caution de toutes les élites du FPI. Leur leitmotiv ? C’est : silence on refonde.

 

Dans un monde global caractérisé l’interconnexion croissante et le rapprochement  des économies et des sociétés ainsi que  l’accélération du changement, le FPI a organisé sous l’égide de Gbagbo Laurent un  système totalitaire. A moins de parler pour ne rien dire, les propos ci-après de Gbagbo fléchaient depuis dix ans un régime exécrable et un dénouement très difficile, voire périlleux de toute élection sous son règne. « Mille morts à gauche, mille morts à droite, moi j’avance ». « On gagne ou on gagne ! ».  A quelques jours des présidentielles, à Dabou et Agboville il vocifère : « Je n’accepterai jamais qu’un Houphouétiste gouverne». Dans jeune Afrique : « j’y suis, j’y reste ». Aux Forces de défense et de sécurité : « Si je tombe, vous tombez ».  A ses collaborateurs de la refondation : « Si je perds, vous perdez » (vos prébendes).  

 

Si la Paix ou la guerre naissent dans l’esprit des hommes avant d’être transformées en réalités, ces pronunciamientos qui se passent de tout commentaire suscitent  deux interrogations fondamentales. 1°) Comment et pourquoi de tels propos ont-ils pu prospérer pendant vingt ans, dans la locomotive économique de  l’UEMOA et le pays de cette union qui hébergeait le plus grand nombres d’étudiants (51%) dans les universités des huit pays au moment où le PDCI perdait le pouvoir en 1999 ? 2°) Pour qui Gbagbo gouverne-t-il en dernière analyse, sinon pour lui-même et son entourage ? Je laisse à chacun la liberté de trouver sa propre réponse à ces questionnements. Pour ma part, je crois cependant que nous, intellectuels ivoiriens et les universitaires en particulier, avons soutenu et accompagné Gbagbo dans sa dérive totalitaire. Nous devons faire notre mea culpa pour l’avoir aidé à prendre en otage notre démocratie, à instrumentaliser nos enfants,  à tuer notre école, notre université et notre recherche, à promouvoir la médiocrité et le favoritisme à outrance,  et à faire perdre à la Côte d’Ivoire son audience internationale et son poids géopolitique en Afrique.

 

 

 

Les propos qui précèdent et leurs ingrédients, depuis belle lurette, ne visaient qu’un but  ultime : la conquête du pouvoir et sa conservation le plus longtemps possible, à l’instar de nombreux autres chefs d’Etats africains indéracinables que d’aucuns appellent  des « hyper présidents ». Cette nouvelle forme de gestion monarchique du pouvoir inventée par les élites de l’Afrique post coloniale a séduit les démocrates ivoiriens de gauche dans notre seconde république. Mais Gbagbo y a ajouté une note distinctive proche de celle d’un Sékou Touré par son caractère sanguinaire. 

Pour atteindre les objectifs conformes à ses visées dans la gestion du pouvoir, Gbagbo et ses refondateurs ont bâti un système dont le pilier est une armée répressive. Les Ivoiriens ont un pincement au cœur en voyant leurs forces de défense et de sécurité tirer sur les citoyens qu’ils ont pour mission de protéger comme sur des lapins depuis dix ans. Des milices, forces illégales, ainsi que des mercenaires recrutés à grands frais dans des pays étrangers côtoient les forces régaliennes officielles. C’est un signe, depuis longtemps anticipé, d’un pouvoir qui ne fait pas confiance à son armée, et qui préfère s’appuyer sur des forces parallèles étrangères, les vrais  bourreaux dans l’exécution des basses besognes dans un système. Gbagbo est sorti de la constitution en suscitant une ingérence criminelle de mercenaires venus de l’étranger tuer des Ivoiriens. Les FDS qui le défendent s’en rendent-ils compte ? Tout a été ainsi pensé et planifié pour faire face  à des soubresauts  et à toute réaction contre l’autocratie. Les médias d’Etat orchestrent la propagande, contaminent l’information, désinforment et embrigadent. La justice est aux ordres dans toutes  ses composantes. Des ressources financières colossales  alimentées par les caisses de l’Etat sont détournées et  gaspillées pour l’organisation et la consolidation du régime. Tous ces éléments fonctionnent en synergie pour réprimer toute velléité de contestation.

La machine à réprimer  du  FPI a révélé aux Ivoiriens, pendant dix ans, d’innombrables preuves de son efficacité dans ses capacités de nuisance, de violation des droits humains et de d’écrasement sanglant de toutes les manifestations pacifiques de l’opposition. Le droit de manifester garanti par la constitution est suspendu pour l’opposition mais autorisé sans limites pour les « patriotes »  de la refondation. Le charnier de Yopougon  au lendemain de son accession calamiteuse au pouvoir, la répression de la marche de l’opposition en mars 2004 (plus de 120 morts selon les enquêtes de l’ONU), la répression des marcheurs protestant contre le déversement de déchets toxiques qui avaient fait des morts, l’écrasement dans le sang de la marche des femmes contre la vie chère en 2008, les escadrons de la mort et les enlèvement de citoyens en plein jour ou pendant les heures de couvre-feu, l’enlèvement et/ou l’exécution de journalistes étrangers, la répression sanglante des marcheurs voulant libérer la télévision au lendemain de l’inversion des résultats du second tour des élections présidentielles (plus de 170 morts), les assauts répétés contre le siège du PDCI avec enlèvements et mort d’hommes pour le tout dernier (4 janvier 2011) etc., représentent une panoplie non exhaustive d’entraves à la liberté et à la pratique d’une démocratie civilisée et apaisée.

Il y a également les crimes économiques avec  le saccage des entreprises françaises en particulier et la création délibérée et irresponsable de milliers de chômeurs par les jeunes patriotes. Il y a enfin les autodafés avec le saccage et l’incendie du plus grand centre culturel et de documentation de la ville d’Abidjan, ainsi que des lycées français. Le système Gbagbo est,  à l’évidence, une dictature. Que ceux qui ne partagent pas ce point de vue nous disent alors ce qu’est une dictature. A l’heure du discours de La Baule sous François  Mitterrand, le temps n’était pas aussi sombre et sale et la Côte d’Ivoire avait déjà émergé comme l’économie qui donnait le plus d’espoir en Afrique subsaharienne sous la dictature bonhomme de Houphouët ; et notre pays avait une audience internationale qui nous honorait lorsque nous nous déplacions à l’extérieur de nos frontières.

Vox populi vox Dei    

Toute dictature, quelle que soit sa férocité, secrète elle-même les germes de sa propre  destruction. C’est un invariant dans l’histoire de l’humanité et Gbagbo Laurent est entrain de vire les derniers instants de son autodestruction. Dans les derniers tableaux du drame  de notre dictateur, après avoir mis en place son système répressif, Gbagbo s’est forgé une illusion d’invincibilité en se faisant passer  comme un don de Dieu pour la Côte D’Ivoire. Le Dieu pour lequel les Ivoiriens se bousculent dans les mosquées, les temples et les cathédrales est un Dieu de miséricorde. Pour nous Chrétiens, le sang versé par le Christ Jésus suffit. Celui des Ivoiriens qui ne cesse de couler depuis l’avènement de Gbagbo à la tête de notre pays est inutile pour la construction de notre avenir commun et le bonheur des Ivoiriens. Dieu n’envoie jamais un dictateur pour sauver un peuple. Nos messagers de Dieu peuvent-ils nous dire ce que les Ivoiriens ont fait à Dieu pour qu’il leur envoie un tyran pour les châtier ?  Ceux qui s’appuient sur la bible pour interpréter notre constitution en nous disant que Gbagbo est un envoyé de Dieu sont des Menteurs. Ils disent à Gbagbo ce qu’il veut entendre. Dieu n’est pas dans ce commerce satanique.  Aucun  chapitre  et aucun verset des saintes écritures n’autorisent l’interprétation du résultat d’une élection, et aucune constitution, aucune cour constitutionnelle ne sont au-dessus de la volonté du peuple. La voix du peuple est aussi la voix de Dieu

Aube d’une nouvelle espérance

 

Pour conclure, je voudrais seulement dire qu’il est important que nous nous accordions sur le fait  que Laurent Gbagbo est un dictateur qui traverse un sale temps. Nous devons l’aider à sortir dans la digité. Errare humanum est.  Le temps de Gbagbo a été une immense déception pour les élites ivoiriennes qui avaient cru en lui  et pour le peuple qui vient de le sanctionner.  Laurent lui-même n’aimait pas les dictateurs.  Se rend-il compte que l’image que le peuple retient de ses dix années d’exercice du pouvoir est celle d’un dictateur ? Est-il conscient qu’il a sali lui-même son temps ?  Et qu’il est temps que de se retirer ? La phase des passions et des émotions passera. Laurent, ne t’agrippe pas inutilement et méchamment au fauteuil présidentiel. Il y a tellement de choses positives que tu peux faire pour ce pays à l’instar de nombreux hommes d’Etats qui ont su céder leur fauteuil dans l’honneur.

 

La Côte d’Ivoire survivra après toi et pour son redéploiement, les élites ivoiriennes sont prêtes à mutualiser leurs compétences et leurs expériences pour réinventer un nouvel qui les exhume du précipice où tu les as plongés. Notre avenir est de plus en plus incertain avec ton système qui ne nous mène nulle part. «La boîte à outils conceptuels dont nous nous étions longtemps servis pour comprendre et expliquer l’évolution des choses s’est soudain révélée inadaptée, dépourvue des nouveaux instruments capables de mesurer les changements en cours».

 

Laurent, ton discours sur l’anticolonialisme, la Francafrique et le poison français, sur notre souveraineté dans un monde global, sur le nationalisme etc. est obsolète. C’est parce qu’il ne passe plus malgré dix ans de monopole des médias d’Etat que tu as été battu. Tu n’avais pas été élu pour démontrer au monde que tu es un Woody. Les difficultés d’adaptation des Africains aux exigences du management d’un système étatique moderne est un des problèmes clés de notre avenir commun et notre premier grand défi à relever. Notre  responsabilité et notre priorité en tant qu’élites ivoiriennes au stade actuel de la crise de notre système étatique sont de remuer nos  méninges pour formuler de  nouvelles problématiques sur la réinvention de cet avenir au moment où sonne la fin de ton règne. Il nous faut « être performants,  productifs et compétitifs par rapport à des standards internationaux actuels ». Tout le débat sur l’anticolonialisme et la souveraineté est vain face à cette exigence.

 

Dans la présente communication, l’accent a été porté uniquement sur la compréhension de la logique de ton système et ses effets pervers,  et rien d’autre. Les Ivoiriens ne peuvent plus rien en attendre. A la conférence de La Baule, c’était une réunion de francophones qui annonçait le sale temps des dictateurs africains. En Côte, d’Ivoire, après le verdict du peuple ivoirien le 28 novembre 2010, ce sont le système des Nations Unies et l’Afrique toute entière qui sonnent le glas de Gbagbo le Dictateur. C’est un événement historique d’une importance capitale pour l’avenir de la démocratie en Afrique à ‘aube du troisième millénaire. Et puis, Sarkozy ne fait que prendre le relais du combat contre les dictateurs entamé par Mitterrand. Laurent,  si tu aimes ton pays, les Ivoiriens et l’Afrique, écoute la voix de la sagesse de l’humanité, et  sors par le haut de cette crise pour nous aider à repenser, avec les leçons de  ton expérience, un nouveau futur pour la Côte d’Ivoire.              

 

Pr KOBY Assa Théophile

 

 
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