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Parfois, l’amour ne guérit pas, il blesse. Et ces blessures, nombreuses sont les jeunes femmes ivoiriennes à les porter en silence. Résultat : elles n’aiment plus comme avant. Pire, elles n’aiment plus du tout. Méfiance, défiance, carapace : le cœur est devenu une forteresse gardée par les leçons du passé.

Dans les rues d’Abidjan, dans les conversations entre copines, sur les réseaux sociaux ou les bancs d’université, un constat revient : « Les hommes ne sont plus sérieux ». C’est un refrain que chantent à l’unisson bien des jeunes femmes, de Cocody à Yopougon. Entre relations toxiques, infidélités répétées, promesses vides et jeux de manipulation, beaucoup ont vu leurs rêves de romance virer au cauchemar. Et elles en ont tiré une conclusion simple : ne plus faire confiance.

L’amour, un terrain miné

« Une fois, ça peut passer. Deux fois, on commence à douter. Mais à la troisième, on verrouille », confie Christelle, 24 ans, étudiante en droit. Trompée à deux reprises, elle avoue ne plus croire aux discours doux. « Un homme peut te faire rire, te promettre le mariage, même t’appeler “mon âme sœur”, et demain il change de numéro. » Son histoire, malheureusement, n’est pas isolée.

Cette méfiance n’est pas née du hasard. Elle est le fruit d’un climat amoureux tendu, où le bluff est parfois roi et la sincérité rare. Des relations à court terme sont souvent maquillées en projets de vie, et le paraître l’emporte trop souvent sur le fond.

Un phénomène générationnel

Les réseaux sociaux ont accéléré la cadence. L’amour version 2.0 s’est transformé en marché de l’ego, où chacun veut « gérer », « avoir un plan », « ne pas se faire avoir ». Dans ce jeu de dupes, certaines femmes ont décidé de ne plus jouer. Ou alors, avec leurs propres règles « Avant, on aimait avec le cœur. Maintenant, on observe, on teste, on évalue », glisse Mélissa, 27 ans, cadre dans une banque. Pour elle, l’amour sans garantie n’est plus une option. « Ce n’est pas qu’on est dures, c’est qu’on a appris à se protéger. »

Si la méfiance est compréhensible, elle peut aussi devenir un frein. À force de douter de tout, on passe parfois à côté du bon. Le défi, pour cette génération de femmes blessées mais lucides, sera donc de garder l’équilibre : savoir dire non au mensonge, mais aussi savoir reconnaître la vérité quand elle se présente.

L’amour sincère existe encore, même s’il est parfois bien caché. Et il faudra, un jour, oser rouvrir la porte. Pas pour se jeter dans le vide, mais pour peut-être, retomber sur quelqu’un qui ne la refermera pas brutalement derrière lui. Pourquoi les jeunes Ivoiriennes n'ont (presque) plus foi en l'amour.

“Les hommes ne sont plus sérieux.” Cette phrase, vous l’avez sûrement déjà entendue. Peut-être même que vous l’avez prononcée. Aujourd’hui, dans les discussions entre copines, sur WhatsApp, ou sous une story Instagram, elle est devenue presque une devise. Et ce n’est pas un hasard.

Des cœurs blindés par l'expérience

La réalité est dure, souvent brutale : nombreuses sont les jeunes Ivoiriennes qui ont aimé sincèrement… et qui ont été blessées en retour. Trompées, manipulées, parfois utilisées, elles n’ont pas seulement vécu une déception. Elles ont été marquées. Et à force d'enchaîner les relations à sens unique, la confiance s'effrite, le doute s’installe, la méfiance devient réflexe.

On ne parle plus d’amour avec des étoiles dans les yeux, mais avec un œil critique, presque méfiant. Comme une entreprise qui vérifie ses partenaires avant de signer un contrat. Parce qu’au fond, trop de promesses non tenues ont laissé des cicatrices.

Ajoutez à ça la culture des réseaux sociaux, où la vitesse, le paraître et les apparences dictent les règles du jeu amoureux. On “gère”, on “bloque”, on “ghoste”. On passe d’un plan à un autre sans vraiment s’attacher. Dans ce monde-là, le vrai devient rare. Et quand on en a trop vu, on n’a plus envie de se lancer sans filet.

Certaines femmes ont donc fait un choix : celui de ne plus se laisser berner. Et franchement ? On ne peut pas les blâmer. Ce n’esMais faut-il tout verrouiller ?

Le problème, c’est que cette carapace, si elle protège, peut aussi enfermer. À force de se méfier de tout le monde, on finit par ne plus laisser personne entrer. Même ceux qui mériteraient une chance. Alors, comment trouver l’équilibre ? Comment ne pas devenir cynique sans être naïve pour autant?

La clé est peut-être là : apprendre à discerner. Garder les yeux ouverts, mais ne pas fermer son cœur. Être prudente, mais pas prisonnière de son passé.

Enfin, non, les jeunes femmes ivoiriennes n’ont pas tort d’être méfiantes. Elles ont appris, souvent à leurs dépens, que tout cœur qui bat n’est pas forcément amour. Tout comme tout ce qui brille n’est pas or. Mais dans ce monde un peu flou, il y a encore des hommes sincères, des relations vraies, des histoires possibles.

Et peut-être qu’un jour, après avoir tout verrouillé, on tombera sur quelqu’un qui a la bonne clé. Et cette fois, ce ne sera pas pour forcer la porte, mais pour entrer doucement… et rester.t pas de la froideur, c’est de la protection. De l’instinct de survie affective.

Mais faut-il tout verrouiller ?

Le problème, c’est que cette carapace, si elle protège, peut aussi enfermer. À force de se méfier de tout le monde, on finit par ne plus laisser personne entrer. Même ceux qui mériteraient une chance. Alors, comment trouver l’équilibre ? Comment ne pas devenir cynique sans être naïve pour autant?

La clé est peut-être là : apprendre à discerner. Garder les yeux ouverts, mais ne pas fermer son cœur. Être prudente, mais pas prisonnière de son passé.

Enfin, non, les jeunes femmes ivoiriennes n’ont pas tort d’être méfiantes. Elles ont appris, souvent à leurs dépens, que tout ce qui brille n’est pas amour. Mais dans ce monde un peu flou, il y a encore des hommes sincères, des relations vraies, des histoires possibles.

Et peut-être qu’un jour, après avoir tout verrouillé, on tombera sur quelqu’un qui a la bonne clé. Et cette fois, ce ne sera pas pour forcer la porte, mais pour entrer doucement… et rester.

Gisèle AKA 

 

 

 

 

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La clé est peut-être là : apprendre à discerner. Garder les yeux ouverts, mais ne pas fermer son cœur. Être prudente, mais pas prisonnière de son passé

La clé est peut-être là : apprendre à discerner. Garder les yeux ouverts, mais ne pas fermer son cœur. Être prudente, mais pas prisonnière de son passé

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