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Haïti: Un année après le tremblement de terre du 12 janvier 2010

Montréal, 12 janvier 2011. Il y a un an, Haïti a été frappée par un a été frappée par un violent séisme qui a fait plus de 250 000 mille morts, plus de 300 000 blesses, plus d’1 million 500 mille personnes déplacées et des dégâts matériels considérables. Le conséquences du séisme ont amené les Nations Unies à le considérer comme la plus grave jamais enregistrée dans le monde durant les cent dernières années.
Les peuples du monde entier ont manifesté leur solidarité en vue de répondre a la crise humanitaire d’urgence que vivait le peuple frère d’Haïti. Un an après, la situation reste extrêmement difficile pour le peuple haïtien. Plus d’un million de personnes vivent encore dans les rues sous des tentes courant toute sorte de risques liés au climat, à l’insalubrité, l’insécurité. A cela est venue s’ajouter une épidémie de choléra qui a déjà tué plus de 3 000 personnes dans les milieux ruraux et les quartiers défavorisés de la capitale.
L’ampleur des pertes causées par le tremblement de terre et autres catastrophes, l’épidémie de choléra en tête, sont d’ailleurs le résultat d’un passé historique marqué par la colonisation où les richesses naturelles ont été exploitées et exportées vers les grandes puissances de l’époque ; c’est également le résultat de plusieurs occupations étrangères et l’imposition au pays par des puissances étrangères et les institutions financières internationales de politiques contre la population.
Au niveau interne la succession de dictatures militaires et civiles a contribué a affaiblir l’État qui n’avait aucune politique sociale et un modèle économique visant le changement des conditions de la population.
À partir du début du XXe siècle, sous l’influence des États-Unis qui occupaient Haïti à l’époque, le territoire a été réorganisé autour de la capitale. Conséquence : des familles entières ont été poussées à l’exode rural, sans que des activités économiques aient été développées en ville. Les problèmes de logement en sont le reflet. À l’origine, Port-au-Prince a été construit pour loger 250 000 habitants, alors que plus de 3 millions de personnes y vivaient avant le séisme alors qu’il n’y avait aucun programme de logements sociaux.
La tragédie du peuple haïtien dans cette première année de reconstruction laissent apparaître les profondes inégalités du développement global qui condamne les peuples à vivre dans la dépendance. Cette situation nous oblige à regarder les politiques de coopération internationale et comment elles contribuent au développement social intégral et soutenable.
Un an après le tremblement de terre, les promesses d’aide faites par les bailleurs de fonds internationaux pour aider à la reconstruction de Haiti arrivent au compte-goutte, seulement 42% des fonds promis sont décaissés alors que les besoins de la population en matière de logement, de santé ne sont pas satisfaits.
Suite au tremblement de terre en Haïti, le 12 janvier 2010, l’AMARC a décidé d’utiliser l’expérience accumulée par les radios communautaires afin de contribuer à l’aide humanitaire en Haïti en contribuant au rétablissement du réseau des radios communautaires dans les régions affectées. A l’occasion du premier anniversaire de cette terrible catastrophe, l’AMARC renouvelle sa solidarité avec le peuple haïtien et son mouvement des radios communautaires et reaffirmons la souveraineté et l’autodétermination des peuples dans leur lutte pour construire au milieu de l’adversité une société plus juste.
À travers le service aux membres, le réseautage et l’implémentation de projets, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) réunit plus de 4,000 radios communautaires, fédérations et alliés des radios communautaires dans plus de 115 pays. Le principal impact de l’AMARC depuis sa fondation en 1983 a été d’accompagner et d’appuyer l’établissement d’un secteur mondial de la radio communautaire. L’AMARC plaide pour le droit à la communication au niveau international, national, local et de quartier, défend et promeut les intérêts du mouvement des radios communautaires à travers la solidarité, le réseautage et la coopération.

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Tag(s) : #Société
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