| Tabu Ley Rochereau, le monument de la musique congolaise a fêté dernièrement ses 70 ans d’âge. Le journaliste Bazakana qui édite aujourd’hui à Paris la revue « Ebène Magazine » a été un de ses plus proches collaborateurs qui a passé de bons et mauvais moments avec l’artiste aujourd’hui en rééducation en France. Tout le monde compatît à ce qui lui est arrivé. Pendant près de vingt ans donc, Bazakana, qu’on appelle « B.B », avait noté et écrit sur lui. Et parmi ses notes il nous livre ici un extrait volet politique de l’artiste. |
Ce fut un coup dur pour Rochereau. Le capitaine Denis Ilosono offre à ses musiciens des "scooters" de marque « Vespa ». Rochereau réplique dans « Kossou Kossou » (devenu « Songi Songi » à la sortie du 45 tours) faisant allusion à la maladie dont le capitaine Ilosono souffrait dont on disait qu’il s’agissait de la tuberculose. Il prolongea sa satire dans « Pic nic ya N’Sele » où Rochereau lance « asombeli boyi (dixit le musicien) Vespa mpo atindaki ye ba courses » ... S’ensuivront les menaces physiques, enlèvements et tortures pour Tabu Ley Rochereau. On invente des histoires dont celle qui veut qu’il soit l’amant de la défunte Mama Mobutu. Il tente un exil auCongo-Brazzaville. Le président N’Gouabi l’accueille et le défend. Même la Radio Télévision congolaise ... Rochereau ne connut le calme qu’à l’arrestation du capitaine Ilosono par son patron, le président Mobutu. Ilosono perd « Engel’s » cédé par le pouvoir à Franco Luambo qui, après avoir effectué des travaux, le rebaptisa « Un-Deux-Trois ». Tabu Ley n’aime pas soulever ce pan douloureux de sa vie. (Extrait du livre « Dans les coulisses de Rochereau » , par Paul Bazakana, à paraître bientôt.|Paul Bazakana "B.B" |
Tabu Ley Rochereau, le mal aimé du « mobutisme »
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