L’Economie de la Côte d’Ivoire est mise à mal depuis le coup d’Etat du 24 décembre 1999. Cette situation pour le moins inhabituelle a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans toutes les couches socioprofessionnelles sans que les Ivoiriens, premières victimes de ce ’’déluge’’ n’aient daigné réagir en conséquence.
Les lampions de l’a parenthèse kaki se sont éteints avec toutes les difficultés qu’a connus le pays au triple plan politique, social culturel mais aussi et surtout économique. Aujourd’hui, le mal de la Côte d’Ivoire représente plus de 40% de l’économie ouest africaine. Par conséquent une normalisation de la vie politique assez flexible pourrait aider à accroître les chances de relance économique de la sous-région à l’image du Sénégal.
Il faut donc une plus grande solidarité entre les fils et les filles de ce pays afin que puisse être jugulé l’ennemi commun qu’est la pauvreté, sources de toutes les tensions sociales.
Mais les Ivoiriens le comprennent-ils dans la mesure où ils sont tous devenus les fossoyeurs de leur propre économie ? Il est donc à espérer qu’avec le siècle naissant, les mentalités et les comportements suivront le sens des mutations dans lesquelles le monde est plongé. Et les Ivoiriens arrêteront de se plaindre des autres comme voulant contrôler sans aucune forme de procès, leur pays. Cette accusation n’est pas sans fondement dans la mesure où les populations ivoiriennes ont hérité d’un pays qu’elles méritent. L’on a tendance à toujours donner du poisson sans véritablement apprendre à pêcher. De fait, si la communauté internationale se substitue au peuple de Côte d’Ivoire pour lui dire ce qu’il faut ou ne pas faire, c’est tout simplement parce que les Ivoiriens se sont toujours comporté comme un enfant que l’on tient à la traîne. Les Maliens dans quelques pays où ils se trouvent ont montré leur capacité réelle à participer au développement économique de leur partie : le Mali. La constitution d’un foyer malien en France en est un exemple patent. Ainsi chaque année des milliers et des millions de francs sont acheminés en direction de leur pays d’origine pour aider à soutenir la mère-patrie. Même leur expulsion de France ne les a pas empêchés d’aller chercher fortune là où elle se trouve. L’autre paire de manche, ce sont les Libanais qui sont, à tort ou à raison, traités d’exploiteurs. Mais là encore, ce que l’on oublie un peu trop vite, c’est qu’ils ont dû quitter leur pays en proie à l’instabilité pour faire fortune très souvent les mains nues. Plutôt vides, dans un pays où ils ont tout recommencer à zéro. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Ils contrôlent 80% des activités commerciales Côte d’Ivoire. A l’opposé, les Ivoiriens sont de gros fainéants qui se contentent toujours de peu et comptent sur un Dieu miséricordieux qui leur fera descendre la manne céleste. N’est-il pas écrit que la foi soulève des montagnes ? Mais il est également une vérité universelle : « aide-toi, le ciel t’aidera ».
Nos expatriés qui vivent dans les grands pays européens et américains constituent la grande déception. En effet, toute la fortune qu’ils prétendent être allés chercher ne sert qu’à sauver les apparences : habits, voitures, frimer, fréquenter et vivre dans les grands milieux… On oublie trop souvent qu’on pourrait aider au décollage économique du pays. Ceux qui sont restés au pays sont encore pires que ceux qui sont partis. Les quelques-uns qui ont tenté de faire quelque chose n’ont fait que mettre sur pied des entreprises familiales. Jusqu’à quand les Ivoiriens comprendront-ils que l’autonomie politique qu’ils ne cessent de mettre en branle est étroitement liée à l’économie ? Au moment où tous les robinets tarissent autour de nous, continueront-nous à asphyxier notre développement économique ?
Les capitaux et les intelligences existent ; il suffit seulement d’une bonne dose de volonté pour transformer les différents discours en réalisations concrètes. Nous avons sérieusement besoin de mettre la main à la pâte afin de réduire au mieux les disparités et inégalités qui existent entre nous. A côté de cela, nous espérons que les Ivoiriens apprendront à compter sur leurs potentiels internes avant l’aide de tout autre pays, fût-il industrialisé. C’est à cela qu’on reconnaît les nations économiquement indépendants… et franchement souverains.
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