Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

À Gagnoa, un enseignant affirme subir depuis quatre ans un harcèlement moral qui l’aurait conduit à envisager le suicide. Mis en cause, le principal du collège moderne nie tout acharnement et évoque une incompréhension amplifiée par les réseaux sociaux. L’affaire, qui secoue le milieu éducatif local, a été transmise à la hiérarchie.

Le professeur Kouassi N’Guessan Jean-Baptiste affirme subir, depuis la nomination du principal Kanté Ousmane, une série de pressions administratives et de remarques qu’il qualifie de harcèlement moral.

Selon lui, tout a basculé lorsqu’il a commencé à intervenir régulièrement sur le groupe WhatsApp du personnel pour commenter la vie du collège. Il dit avoir été “repris”, “menacé de mutation” et même “intimidé”. Il déclare :

« Depuis plus de quatre ans, je subis des attaques injustifiées. Je ne comprends pas ce qu’on me reproche. On m’a juste dit que j’écris trop sur la plateforme du personnel. Ma santé en a pris un coup, au point où j’ai pensé au pire. Je suis peut-être le seul à avoir osé parler, mais la pression était trop forte. »

Il ajoute qu’il a publié son témoignage sur Facebook par “désespoir”, convaincu que toute tentative de défense interne serait vouée à l’échec.

Une affaire qui enfle sur la toile

La publication du professeur a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant commentaires, indignations et rumeurs. Face au tumulte, l’équipe du collège, la mutuelle et certains syndicats ont été alertés. L’administration éducative locale a également été saisie.

C’est dans ce contexte que le principal a accepté de s’expliquer.

Le principal nie tout harcèlement et évoque une “incompréhension”

Joint par nos soins, Kanté Ousmane, principal du collège moderne de Gagnoa, reconnaît avoir eu un échange musclé avec le professeur, mais rejette fermement toute idée de harcèlement.

« On m’appelle de partout pour me dire que j’ai un professeur qui veut se suicider. C’est mon enseignant, c’est même moi qui ai parrainé le baptême de son enfant. Ce jour-là, je l’ai grondé parce qu’il écrivait trop sur les réseaux du personnel. Je lui ai dit, sur un ton sec : “Je vais te muter à Natiokoradjara.” Il a eu peur. »

Il poursuit :

« Ce n’était pas une menace sérieuse. Une plaisanterie de mauvais goût, peut-être. Il a mal compris. Les syndicats sont venus, on a discuté, tout a été clarifié. Je ne gagne rien à nuire à un jeune collègue. On s’entendait très bien. Je suis victime de récupération et de calomnies. »

Selon le principal, l’affaire, désormais portée au niveau supérieur, devrait faire l’objet d’une inspection administrative.

La DRENA botte en touche

Contactée, la Directrice Régionale de l’Éducation Nationale de Gagnoa, Mme Yamba Salimata, s’est voulue brève :

« Il n’y a aucun problème. Pour plus d’informations, il faut l’autorisation de ma hiérarchie. »

Une affaire loin d’être terminée

Entre accusation de harcèlement, démenti catégorique et emballement numérique, le climat reste trouble au collège moderne de Gagnoa.

L’enquête administrative annoncée permettra peut-être de clarifier les faits et d’établir les responsabilités.

Nous y reviendrons.

Nesmon De Killer

 

 

 

Publicité
Tag(s) : #Education
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :